Michel Suleyman è il presidente del Libano, eletto – come si sapeva – davanti non solo ai deputati libanesi, ma ai patron internazionali. Meglio saltare a pie’ pari le dichiarazioni ufficiali di questo fine settimana, e arrivare alle questioni concrete: la designazione del nuovo premier. Georges Corm, vecchio ministro delle finanze libanese, fornisce in una intervista a Paris Match alcuni spunti interessanti (grazie ad Anna per la segnalazione):
“Il reste à voir qui sera Premier ministre, et s’il émanera du parti de Hariri, si sa pratique sera du même style que celui de M. Siniora qui est largement responsable de la crise qui a sévi depuis novembre 2006.La répartition des portefeuilles ministériels dits de souveraineté (Affaires étrangères, Défense, Intérieur, Justice) sera sûrement l’objet de marchandages difficiles.Qu’est-ce qui garantit que nous ne connaîtrons pas une nouvelle démission des futurs ministres? (Dans l’accord de Doha, toutes les parties se sont engagées à ne pas démissionner du gouvernement.)Le droit de démissionner d’une fonction politique, ou même administrative ou militaire, est un élément essentiel du fonctionnement de toute démocratie. On ne peut obliger un responsable politique à continuer de cautionner une politique sur laquelle il est en désaccord. Je trouve donc cette clause aberrante. Mais cela est une concession faite à la majorité.”